Outil gratuit
À qui appartient ce domaine, et depuis quand ?
La fiche que publie le registre de l'extension : création, dernière modification, expiration, bureau d'enregistrement, serveurs de noms, statuts. C'est le WHOIS — lu par sa version moderne, le RDAP, celle que les registres tiennent vraiment à jour.
Ce que cette fiche vous apprend
Trois choses concrètes : depuis quand le domaine existe, chez qui il est enregistré aujourd'hui, et ce qui l'empêche de bouger. La date de création sert à jauger un domaine qu'on rachète ; le bureau d'enregistrement dit à qui écrire quand on reprend un client ; les statuts disent si un transfert passera ou sera refusé.
WHOIS ou RDAP : la même question, deux protocoles
Le WHOIS historique rend du texte libre, formaté différemment par chaque registre, souvent tronqué depuis le RGPD. Le RDAP rend les mêmes faits en données structurées, avec un serveur officiel par extension publié par l'IANA. On interroge le RDAP, et on nomme la page WHOIS parce que c'est le mot qu'on tape.
La coupe
Le site donne son âge, le registre en donne un autre
« Depuis 2004 » en pied de page est une phrase, pas une date. Le registre ne connaît qu'une chose : l'enregistrement en cours. Si le nom a été abandonné puis repris, son compteur est reparti de zéro. On lit donc le nom comme une carotte de sol, une strate par année.
example.com
Sous 2019, les strates creuses : le nom existait, mais sous un autre enregistrement. Une fiche de registre ne remonte pas plus loin que l'enregistrement en cours.
- Selon le registre : 7 ans
- Revendiqué par le site : 22 ans
Le registre date ce nom de 2019, soit 7 ans. Le pied de page en revendique 22. Rien ne permet de trancher depuis la fiche : elle ne garde que l'enregistrement en cours, et celui d'avant n'y figure plus.
Trois cas d'exemple, sur les noms de domaine réservés aux démonstrations.
Ce que la date prouve
L'âge du domaine n'est pas l'âge du site.
Un nom peut dormir dix ans sans une page en ligne, puis accueillir un site neuf. Rien dans la donnée du registre ne distingue les deux situations.
Lire le résultat
L'âge est affiché en grand parce que c'est la question posée. Les six lignes en dessous sont la matière première : ce sont elles qui permettent de vérifier ce que l'âge vaut.
- Un âge et une date de création
- Le registre publie l'événement « registration ». L'âge affiché en est le calcul exact, en jours, arrondi en années et mois pour la lecture. C'est la date de l'enregistrement en cours, pas celle de la toute première existence du nom.
- Moins d'un an
- Le seul constat que l'âge autorise vraiment. Un domaine de quelques semaines n'a pas d'historique : c'est normal pour un projet neuf, et c'est un signal utile quand le nom sert à envoyer des e-mails en se réclamant d'une société ancienne.
- Date de création non publiée
- Certains registres ne publient pas la date de création dans leur service public, ou ne publient qu'une date de dernière modification. L'outil le dit. Une estimation à partir des archives du web ou de la date d'un certificat serait une reconstitution, pas une donnée de registre.
- Statut anormal
- Quand le registre publie « clientHold », « redemptionPeriod » ou « pendingDelete », le statut passe devant l'âge. Un domaine de quinze ans en période de restauration vaut surtout d'être renouvelé tout de suite.
- Domaine introuvable
- Le registre ne connaît pas ce nom. Il est libre, ou son extension ne répond pas publiquement. Dans les deux cas, l'absence de réponse n'est pas un âge de zéro.
Les quatre erreurs de lecture
L'âge d'un domaine est la donnée à laquelle on fait dire le plus de choses fausses. Voici les quatre qui reviennent.
Prendre l'âge du domaine pour l'âge du site
Ce qui la provoque : Un nom peut dormir dix ans sans une page en ligne, puis accueillir un site neuf. Rien dans la donnée du registre ne distingue les deux situations.
Le geste qui corrige : Si la question est « depuis quand ce site existe-t-il ? », l'âge du domaine ne répond pas. Regardez les archives du web, la date du premier certificat, ou demandez au propriétaire.
Payer un domaine d'occasion au prix de son ancienneté
Ce qui la provoque : L'idée qu'un vieux domaine apporte un capital de référencement. Google déclare publiquement que l'âge d'un domaine n'est pas un critère de classement, et un nom supprimé puis réenregistré reçoit une nouvelle date de création : son ancienneté apparente peut ne rien recouvrir.
Le geste qui corrige : Évaluez un domaine d'occasion sur ce qui se vérifie : les liens qui pointent vers lui, l'historique de son contenu, l'absence de passé douteux. Pas sur son millésime.
Confondre la création et la dernière modification
Ce qui la provoque : Les deux dates se ressemblent dans une fiche whois, et la seconde bouge à chaque renouvellement, chaque changement de serveur de noms, chaque mise à jour de contact.
Le geste qui corrige : Cet outil les affiche sur deux lignes distinctes. « Dernière modification » dit qu'on a touché à la fiche du domaine, jamais qu'on a touché au site.
En déduire que le domaine est bien tenu
Ce qui la provoque : L'ancienneté rassure. Elle ne dit rien du verrou de transfert, de la date d'expiration, du propriétaire réel de la fiche, ni de l'adresse e-mail de contact — qui est souvent celle d'un ancien prestataire.
Le geste qui corrige : Lisez les statuts et le bureau d'enregistrement affichés sous l'âge. Un domaine de vingt ans sans verrou de transfert est plus exposé qu'un domaine de six mois verrouillé.
Ce que l'âge prouve, et ce qu'on lui fait dire à tort
Chaque ligne est une donnée que cet outil affiche. La troisième colonne est la conclusion qu'on en tire habituellement, et qui ne tient pas.
| La donnée | Ce qu'elle dit | Ce qu'elle ne dit pas |
|---|---|---|
| Date de création | Le jour où l'enregistrement en cours a commencé, chez le registre. | Ni la date du premier site, ni celle du premier propriétaire, ni la continuité de la propriété. |
| Dernière modification | La fiche du domaine a été touchée : renouvellement, serveurs de noms, contact, verrou. | Que le site a changé. Un site refait de fond en comble ne modifie aucune fiche de domaine. |
| Date d'expiration | La date à laquelle le registre coupera si personne ne renouvelle. | Que le renouvellement est prévu. Un renouvellement automatique n'apparaît nulle part dans cette donnée. |
| Bureau d'enregistrement | Chez qui le domaine est enregistré aujourd'hui. | Qui en est le titulaire. Depuis le RGPD, les registres masquent le plus souvent le titulaire d'un particulier. |
| Serveurs de noms | Qui sert la zone DNS aujourd'hui, donc souvent qui héberge. | Qui contrôle le domaine. Les serveurs de noms se changent en cinq minutes par celui qui détient le compte. |
| Statuts | Les verrous et les procédures en cours, dans le vocabulaire EPP des registres. | L'état du site. Un domaine « ok » peut porter un site hors service depuis un mois. |
Les dates qu'un registre peut publier
Le RDAP nomme chaque date par un « événement ». Cet outil en affiche trois ; les autres apparaissent selon les registres, et savoir qu'elles existent évite de les confondre.
| Événement RDAP | Champ whois habituel | Ce qu'il marque |
|---|---|---|
| registration | Creation Date | Le début de l'enregistrement en cours. C'est la date dont on calcule l'âge. |
| reregistration | — | Le nom a été réenregistré après une suppression. C'est le marqueur d'un domaine qui a été libéré puis repris. |
| last changed | Updated Date | La dernière modification de la fiche. Elle bouge sans que le site bouge. |
| expiration | Registry Expiry Date | La date de coupure côté registre. |
| transfer | — | Le dernier changement de bureau d'enregistrement. |
| deletion | — | La suppression du nom, quand le registre la publie. |
| locked / unlocked | — | La pose ou la levée d'un verrou. |
Un registre n'est pas obligé de publier tous ces événements. L'absence d'un événement n'est pas l'absence du fait qu'il décrit.
Questions fréquentes
L'âge d'un domaine compte-t-il pour le référencement ?
Google déclare publiquement que non : l'âge du domaine n'est pas un critère de classement. Ce qui se confond avec l'âge, c'est l'accumulation de liens et de contenu qu'un site ancien a eu le temps de bâtir — et celle-là se vérifie autrement qu'avec une date.
Mon domaine a changé de propriétaire, l'âge repart-il de zéro ?
Non. Un transfert entre bureaux d'enregistrement, comme un changement de titulaire, ne touche pas à la date de création. Ce qui la remet à zéro, c'est une suppression suivie d'un nouvel enregistrement : le nom est alors réellement neuf aux yeux du registre.
Pourquoi la date affichée diffère de celle de mon bureau d'enregistrement ?
Parce qu'elles ne mesurent pas la même chose. Le registre publie la date de l'enregistrement ; l'interface du bureau d'enregistrement affiche souvent une date de facturation ou de contrat, et un revendeur ajoute un décalage de plus. Pour tout ce qui concerne l'expiration, c'est la date du registre qui décide.
Quelle différence entre whois et RDAP ?
Le RDAP répond la même information en JSON, avec un format défini, une gestion des droits et des dates normalisées. Le whois répond du texte libre, différent d'un registre à l'autre. L'ICANN impose le RDAP aux registres et bureaux d'enregistrement des extensions génériques, et c'est lui que cet outil interroge.
Pourquoi certains domaines n'ont pas de date de création ?
Parce que leur registre ne la publie pas. C'est un choix de politique de publication, pas une anomalie. L'outil affiche alors « non publié » : il vaut mieux une case vide qu'une date reconstituée.
Peut-on connaître le propriétaire du domaine ?
Rarement, et cet outil ne l'affiche pas. Depuis l'application du RGPD, les registres masquent les coordonnées des titulaires particuliers dans les réponses publiques. Ce qui reste visible : le bureau d'enregistrement, les serveurs de noms, les statuts et les dates.
La question qui revient
L'âge d'un domaine compte-t-il pour le référencement ?
Non.
Google déclare publiquement que l'âge du domaine n'est pas un critère de classement. Ce qui se confond avec l'âge, c'est l'accumulation de liens et de contenu qu'un site ancien a eu le temps de bâtir — et celle-là se vérifie autrement qu'avec une date.
Ce qu'on regarde à la place
Les liens qui pointent vers lui
Un nom supprimé puis réenregistré reçoit une nouvelle date de création : son ancienneté apparente peut ne rien recouvrir. Les liens, eux, se comptent.
L'historique de son contenu
Si la question est « depuis quand ce site existe-t-il ? », l'âge du domaine n'y répond pas. Les archives du web, oui.
L'absence de passé douteux
C'est ce qui s'inspecte avant d'acheter un domaine d'occasion, et ce qui décide de son prix. Pas son millésime.
Un domaine de vingt ans sans verrou de transfert est plus exposé qu'un domaine de six mois verrouillé.
Vingt contrôles, sans inscription
- Vérifier l'expiration de cinquante domaines d'un coup
- Où mène vraiment cette adresse ?
- Avec quoi ce site est-il construit ?
- Cette adresse est-elle ouverte aux robots ?
- Où en est la propagation DNS de mon domaine ?
- Générateur d'enregistrement SPF
- Quelle est la réputation de ce domaine ?
- Les en-têtes de sécurité de ce site
- Le bilan complet d'un domaine
- Quand expire ce nom de domaine ?
- Ce certificat SSL est-il valide ?
- Vos e-mails sont-ils authentifiés ?
- Ce domaine est-il sur une liste noire ?
- Quels serveurs reçoivent les e-mails de ce domaine ?
- Quels serveurs de noms répondent pour ce domaine ?
- Quels enregistrements TXT porte ce domaine ?
- Vers quoi pointe cet alias ?