Aller au contenu

Outil gratuit

Vérifier l'expiration de cinquante domaines d'un coup

Collez votre liste, un domaine par ligne. On interroge le registre de chaque extension et on rend un tableau trié par urgence : ce qui a expiré en haut, ce qui va bien en bas.

Jusqu'à 50 domaines par contrôle. Les lignes apparaissent au fur et à mesure : les registres imposent un délai entre deux requêtes vers le même serveur, une longue liste prend donc environ une minute.

Pourquoi un contrôle ponctuel ne suffit jamais

Un domaine n'expire pas le jour où vous y pensez. Il expire un samedi d'août, pendant des vacances, deux ans après que la carte bancaire enregistrée chez le registrar a été remplacée. Le contrôle que vous venez de faire est juste aujourd'hui et faux dans six mois : ce qu'il faut, c'est que quelqu'un le refasse tous les jours à votre place et parle avant l'échéance, pas après.

D'où viennent ces dates

Chaque extension a son registre, et chaque registre publie un service RDAP — le protocole qui a remplacé le whois, et que l'ICANN impose aux registres et aux bureaux d'enregistrement des extensions génériques. On demande à l'IANA quel serveur interroger pour l'extension, on lit la date d'expiration qu'il publie, et on affiche le nom du bureau d'enregistrement au passage. Rien n'est deviné : quand un registre ne publie pas de date, la ligne le dit.

Le mur des cinquante dates

Il n'y a pas de mois tranquille

Cinquante domaines, cinquante dates que rien n'aligne. Elles arrivent même en grappes, parce qu'un lot acheté le même jour se renouvelle le même jour. Déplacez le jour où vous faites le tour de votre portefeuille et regardez ce qui reste derrière vous.

JFMAMJJASOND

Le 16 juillet : 34 domaines ont déjà passé leur date, 3 arrivent à échéance dans les trente jours, 13 peuvent attendre.

  • Date déjà passée
  • À renouveler sous trente jours
  • Encore loin

Cinquante échéances d'exemple, réparties comme le sont celles d'un portefeuille constitué par lots.

Ce que vaut ce tableau

Le contrôle d'aujourd'hui sera faux dans six mois.

Un domaine n'expire pas le jour où vous y pensez. Il expire un samedi d'août, deux ans après que la carte enregistrée chez le bureau d'enregistrement a été remplacée.

  • 50domaines par contrôle
  • 5envoyés à la fois aux registres
  • 1minute environ pour la liste entière

Lire le tableau

Les lignes sont triées par urgence et non par ordre de saisie : la première ligne est celle qui brûle. Quatre pastilles résument le lot au-dessus du tableau.

Expiré
La date publiée par le registre est passée. Le domaine n'est pas perdu pour autant : il traverse des phases dont la durée est fixée par le registre, et pendant lesquelles le titulaire peut encore le récupérer. Mais le site et les e-mails peuvent déjà s'être arrêtés. C'est la seule ligne qui se traite dans l'heure.
Statut : redemptionPeriod, clientHold, pendingDelete
Le registre publie un statut anormal, et il passe devant la date : « clientHold » et « serverHold » retirent le domaine de la zone, donc le site ne répond plus ; « redemptionPeriod » et « pendingDelete » signifient qu'il est en train de partir. La table des statuts, plus bas, dit ce que chacun autorise encore.
Moins d'une semaine
Sept jours ou moins. À ce stade, le renouvellement automatique a déjà eu ses chances : s'il devait fonctionner, ce serait fait. Vérifiez le moyen de paiement enregistré chez le bureau d'enregistrement plutôt que de faire confiance au réglage.
Moins d'un mois
Le délai normal pour agir sans stress. C'est aussi la fenêtre où un transfert vers un autre bureau d'enregistrement reste confortable — un transfert lancé la veille de l'échéance est une mauvaise idée.
À jour
Plus de trente jours. Rien à faire, à une exception près : si ce domaine porte un site en production, la date d'expiration n'est qu'un des trois compteurs qui peuvent vous couper — le certificat et les enregistrements DNS en sont deux autres.
Date non publiée
Le registre a répondu, mais sans date d'expiration. Certaines extensions ne la publient pas du tout dans leur service public : ce n'est pas un défaut de votre domaine, et ce n'est pas une erreur de l'outil. Le nom du bureau d'enregistrement, lui, est souvent disponible quand même.
Libre ou inconnu
Le registre ne connaît pas ce nom. Deux causes : il est réellement disponible, ou l'extension est gérée par un registre qui ne répond pas aux requêtes publiques. Ne concluez pas « libre » avant d'avoir essayé de l'enregistrer.
Registre muet
Le serveur du registre n'a pas répondu dans le temps imparti, ou a refusé la requête parce qu'on lui en avait déjà posé trop. Relancez le contrôle sur ces lignes seules dans quelques minutes ; le résultat est en général différent.

Les erreurs qui coûtent un domaine

Aucune n'est théorique : ce sont les quatre façons dont un portefeuille suivi « à peu près » finit par perdre un nom.

  1. « Le renouvellement automatique est actif, je ne regarde plus »

    Ce qui la provoque : Le renouvellement automatique est un ordre de paiement, pas une garantie. Il échoue quand la carte enregistrée a expiré, quand le plafond est atteint, quand le compte du bureau d'enregistrement est en litige, ou quand le domaine a changé de main sans que le réglage suive.

    Le geste qui corrige : Gardez un contrôle et une alerte dans la dernière semaine, même sur les domaines déclarés en renouvellement automatique. C'est exactement ce que fait DomainVigil : les paliers lointains se taisent, ceux de la dernière semaine restent.

  2. La date affichée chez le bureau d'enregistrement ne correspond pas

    Ce qui la provoque : Un bureau d'enregistrement affiche souvent sa date de facturation, qui peut précéder ou suivre celle du registre de quelques jours. Un revendeur ajoute un troisième décalage.

    Le geste qui corrige : La date du registre fait foi, et c'est celle de ce tableau : c'est elle qui déclenche la suppression. Traitez l'écart comme une marge, jamais comme un délai supplémentaire.

  3. Un domaine du portefeuille n'est pas dans la liste

    Ce qui la provoque : La liste vient d'un tableur, et le tableur date de la dernière reprise de site. Le client a acheté deux domaines de campagne entre-temps, chez un autre bureau d'enregistrement, avec sa carte personnelle.

    Le geste qui corrige : Reconstituez la liste depuis les zones DNS réellement servies, pas depuis la facturation. Puis confiez-la à un outil qui la relit tous les jours plutôt qu'à un fichier que personne n'ouvre.

  4. « Il restait un mois, on avait le temps »

    Ce qui la provoque : La confusion entre la date d'expiration et les phases qui suivent. La période pendant laquelle le registre renouvelle encore le domaine automatiquement n'est pas un délai accordé au titulaire : le site peut déjà être hors service pendant qu'elle court.

    Le geste qui corrige : Considérez la date d'expiration comme la date de coupure, pas comme le début d'une négociation. La table ci-dessous donne l'ordre réel des phases.

Ce qui arrive à un domaine après sa date d'expiration

L'enchaînement ci-dessous est celui des extensions génériques (.com, .net, .org, .fr et la plupart des autres suivent un schéma proche mais avec leurs propres durées). Les durées marquées « fixée par le registre » varient d'une extension à l'autre.

PhaseDuréeCe qui se passeCe qu'il reste à faire
ExpirationJour JLa date publiée par le registre est atteinte. Selon le bureau d'enregistrement, le site et les e-mails peuvent s'arrêter le jour même.Renouveler. Rien d'autre à décider.
Auto-Renew Grace PeriodFixée par le registre, souvent jusqu'à 45 joursLe registre a renouvelé le domaine, le bureau d'enregistrement peut encore annuler ce renouvellement. Le domaine reste au titulaire.Payer le renouvellement au tarif normal. C'est la dernière phase simple.
redemptionPeriod30 joursLe domaine est supprimé de la zone : le site ne répond plus, les e-mails sont rejetés. Il n'est pas encore libre.Demander une restauration au bureau d'enregistrement. Elle est payante, et souvent dix fois le prix d'un renouvellement.
pendingDelete5 joursLa décision est prise, la suppression est programmée. Plus aucune restauration n'est possible.Rien. Préparer la suite : nouveau nom, redirections, adresses e-mail.
LibéréLe nom retourne au registre et redevient enregistrable par n'importe qui. Les noms convoités partent en quelques secondes.Racheter s'il reste disponible, sur le marché de l'occasion sinon.

Les durées de 30 et 5 jours sont celles que l'ICANN fixe pour les extensions génériques. Les extensions nationales (.fr, .be, .ch, .de) appliquent leurs propres règles, publiées par leur registre.

Les statuts que le registre publie, et ce qu'ils changent

Ce sont les statuts EPP, le vocabulaire commun des registres. Ceux préfixés « client » sont posés par le bureau d'enregistrement, ceux préfixés « server » par le registre lui-même — et seul le registre peut les retirer.

StatutCe qu'il signifieLe domaine résout-il ?
okAucune restriction. C'est l'état normal d'un domaine sans verrou.Oui
clientTransferProhibitedVerrou de transfert posé par le bureau d'enregistrement. Il protège contre un transfert non autorisé, et c'est l'état recommandé en dehors des périodes de migration.Oui
clientHoldLe bureau d'enregistrement a demandé au registre de retirer le domaine de la zone. Souvent le signe d'une facture impayée ou d'un litige.Non
serverHoldMême effet, décidé par le registre. Un titulaire ne peut pas le lever lui-même.Non
autoRenewPeriodLe renouvellement automatique vient d'être appliqué par le registre. La période d'annulation court.Oui
redemptionPeriodLa suppression a été demandée. Une restauration est encore possible, payante.Non
pendingDeleteLa suppression est programmée et irréversible.Non
pendingTransferUn transfert vers un autre bureau d'enregistrement est en cours.Oui

Questions fréquentes

Combien de domaines puis-je vérifier en une fois ?

Cinquante par contrôle. Au-delà, les lignes ne sont pas envoyées — ce n'est pas une invitation à ouvrir un compte, c'est la limite qui évite qu'un outil public serve à collecter des données de registre en masse.

Pourquoi le contrôle prend-il une minute ?

Les serveurs de registre limitent le débit des requêtes : deux appels vers le même serveur doivent être espacés. Cinquante .com passent donc par le même serveur, l'un après l'autre. Plutôt que de vous faire attendre devant un écran vide, on envoie la liste par paquets de cinq et le tableau se remplit à mesure. Vous pouvez arrêter à tout moment : les lignes déjà obtenues restent.

D'où viennent les dates d'expiration ?

Du registre de chaque extension, interrogé en RDAP. C'est la source qui décide réellement de la suppression du domaine — pas l'interface de votre bureau d'enregistrement, qui affiche sa propre date de facturation.

Pourquoi certains domaines n'affichent aucune date ?

Parce que leur registre ne la publie pas dans son service public. Dans ce cas la ligne affiche « Date non publiée » au lieu d'inventer une valeur. Le nom du bureau d'enregistrement et les statuts restent souvent lisibles.

Un domaine expiré est-il définitivement perdu ?

Non, pas tout de suite. Il traverse plusieurs phases avant d'être libéré, dont une période de restauration payante. La table ci-dessus donne l'ordre et les durées pour les extensions génériques. En revanche, le site et les e-mails peuvent être coupés bien avant la fin de ces phases.

L'outil fonctionne-t-il avec les extensions nationales ?

Oui quand leur registre publie un service RDAP, ce qui est le cas de la plupart. On demande à l'IANA quel serveur interroger pour l'extension, et on retombe sur un agrégateur public quand elle n'en déclare aucun. Si rien ne répond, la ligne le dit.

Faut-il un compte pour utiliser cet outil ?

Non, ni compte ni adresse e-mail. Le tableau s'affiche en entier. Le compte sert à autre chose : refaire ce contrôle tous les jours et vous écrire avant l'échéance.

Quatre gestes

Reprendre un portefeuille sans en perdre un nom

Aucun de ces gestes ne demande d'outil. Ils demandent de ne pas faire confiance au réglage.

  1. Reconstituer la liste depuis les zones DNS

    Pas depuis la facturation. Un tableur date de la dernière reprise de site, et le client a pu acheter deux domaines de campagne entre-temps, chez un autre bureau d'enregistrement, avec sa carte personnelle.
  2. Comparer à la date du registre, jamais à celle de la facture

    Un bureau d'enregistrement affiche souvent sa date de facturation, et un revendeur ajoute un troisième décalage. C'est la date du registre qui déclenche la suppression : l'écart est une marge, pas un délai supplémentaire.
  3. Garder une alerte dans la dernière semaine

    Même sur les domaines déclarés en renouvellement automatique. C'est un ordre de paiement, pas une garantie : il échoue quand la carte a expiré, quand le plafond est atteint, quand le compte est en litige.
  4. Lire la date d'expiration comme une date de coupure

    Pas comme le début d'une négociation. Les phases qui suivent ne sont pas un délai accordé au titulaire : le site et les e-mails peuvent déjà être arrêtés pendant qu'elles courent.

Le vocabulaire des registres

Les statuts qui passent devant la date

Ce sont les statuts EPP, le vocabulaire commun des registres. Ceux préfixés « client » sont posés par le bureau d'enregistrement, ceux préfixés « server » par le registre — et seul le registre peut les retirer.

ok
Aucune restriction. C'est l'état normal d'un domaine sans verrou.
clientTransferProhibited
Verrou de transfert posé par le bureau d'enregistrement. C'est l'état recommandé en dehors des périodes de migration.
clientHold
Le bureau d'enregistrement a demandé le retrait du domaine de la zone. Le domaine ne résout plus : souvent une facture impayée ou un litige.
serverHold
Même effet, décidé par le registre. Un titulaire ne peut pas le lever lui-même.
autoRenewPeriod
Le renouvellement automatique vient d'être appliqué par le registre. La période d'annulation court.
redemptionPeriod
La suppression a été demandée. Une restauration reste possible, payante, et le domaine ne résout plus.
pendingDelete
La suppression est programmée, et plus aucune restauration n'est possible.
pendingTransfer
Un transfert vers un autre bureau d'enregistrement est en cours.