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Outil gratuit

Quand expire ce nom de domaine ?

La date d'expiration, le bureau d'enregistrement et les serveurs de noms d'un domaine, lus directement auprès du registre. Sans compte, sans e-mail.

Sans inscription, sans e-mail à laisser. Vous pouvez coller une adresse complète : nous en extrayons le domaine.

Pourquoi c'est le contrôle le plus important

Un certificat expiré affiche un avertissement ; un domaine expiré fait tout disparaître d'un coup — le site, les e-mails, les sous-domaines, les applications qui s'y connectent. Et la récupération n'est ni immédiate ni gratuite : passé la date, le domaine entre dans une période de rachat facturée par le bureau d'enregistrement, puis redevient achetable par n'importe qui.

D'où vient l'information

Nous interrogeons le registre de l'extension par le protocole RDAP, celui qui remplace le WHOIS depuis 2015. C'est la source officielle : la même que votre bureau d'enregistrement. Certaines extensions européennes ne publient pas la date d'expiration — dans ce cas l'outil le dit, plutôt que d'inventer une estimation.

Après la date

Ce qu'il reste comme marge, jour après jour

Un domaine ne disparaît pas le jour où il expire : il traverse trois périodes, de plus en plus chères et de moins en moins réversibles. Faites glisser la réglette pour voir ce qui est encore possible.

Actif
Période de grâce
Rédemption

J30· jusqu'à 45 jours

Période de grâce

Le site et le courrier peuvent déjà être coupés : beaucoup de bureaux d'enregistrement redirigent le nom vers une page de parking dès le premier jour.

Ce qui est encore possible

Renouveler au prix normal. C'est la dernière fenêtre simple.

Ce que ça coûte

Prix du renouvellement

Durées des extensions génériques (.com, .net, .org) fixées par l'ICANN : rédemption de 30 jours, puis suppression en attente de 5 jours. La période de grâce dépend du bureau d'enregistrement, dans une limite de 45 jours. Les extensions nationales comme le .fr ont leurs propres règles.

Après l'échéance

Trente jours pour le reprendre.

Passé la suppression, le registre retient le nom trente jours. Ensuite il est purgé, puis remis à la vente — et le racheter n'a plus rien à voir avec un renouvellement.

  • 30 jpériode de rachat chez le registre
  • 7 jle palier où ce contrôle passe au rouge
  • 11statuts que le registre peut renvoyer

Lire le résultat

Le contrôle rend un verdict et une phrase. Voici les huit sorties possibles.

Rien à signaler — plus de 30 jours
Rien à faire aujourd'hui, mais la date reste à noter : un domaine se renouvelle une fois par an, et l'oubli coûte le nom lui-même.
À surveiller — 30 jours ou moins
Vérifier deux choses chez le bureau d'enregistrement : que le renouvellement automatique est actif sur ce domaine précis, et que la carte enregistrée n'a pas expiré.
Problème — 7 jours ou moins
À traiter le jour même. Passé la date, le site, les e-mails, les sous-domaines et les applications qui s'y connectent s'arrêtent ensemble.
Problème — le domaine a expiré
Le nom reste en général récupérable, mais la fenêtre est courte et les frais de restauration n'ont rien à voir avec le prix d'un renouvellement.
Problème — statut anormal
Le statut lu chez le registre est repris tel quel. La table plus bas dit ce que chacun veut dire : aucun n'est anodin.
Indéterminé — la date n'est pas publiée
Plusieurs registres européens ne la diffusent pas. Elle existe, et se lit dans l'espace client du bureau d'enregistrement. L'outil le dit plutôt que de l'estimer.
Indéterminé — aucun enregistrement trouvé
Le registre ne connaît pas ce nom. Soit le domaine est libre, soit l'extension ne répond pas aux requêtes publiques.
Indéterminé — le registre n'a pas répondu
Ce n'est pas un défaut du domaine : les registres plafonnent les requêtes. Relancer quelques minutes plus tard suffit presque toujours.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent

  1. Le renouvellement automatique est actif, mais la carte a expiré

    Ce qui la provoque : le prélèvement échoue, et l'avis part vers l'adresse de contact du domaine — souvent une boîte que plus personne ne relève.

    Le geste qui corrige : contrôler la date de validité du moyen de paiement, pas seulement la case « renouvellement automatique ».

  2. Le domaine est resté au nom d'un ancien prestataire

    Ce qui la provoque : le site a changé d'agence, le nom est resté. Les avis d'échéance arrivent chez quelqu'un qui n'a plus de raison de les traiter.

    Le geste qui corrige : lire le bureau d'enregistrement rendu par l'outil, puis transférer vers le compte du client. Un transfert demande plusieurs jours.

  3. Le site est hors ligne alors que l'échéance est loin

    Ce qui la provoque : un statut « client hold » a été posé. L'ICANN le décrit comme rare, lié à un litige, un impayé ou un domaine promis à la suppression.

    Le geste qui corrige : le statut apparaît dans le résultat. Seul le bureau d'enregistrement peut le retirer : appeler et fournir ce qui manque.

  4. On surveille le domaine principal, et lui seul

    Ce qui la provoque : un client possède rarement un seul nom : la variante d'extension, l'ancien nom du site, celui qui porte les e-mails. Ce sont ceux-là qui expirent.

    Le geste qui corrige : passer chaque nom du portefeuille au contrôle. Les serveurs de noms rendus disent lesquels pointent encore quelque part.

  5. Le transfert est lancé après l'échéance

    Ce qui la provoque : un domaine entré en période de rachat porte en général « server transfer prohibited ». Le transfert devient impossible.

    Le geste qui corrige : renouveler d'abord, transférer ensuite. Jamais l'inverse.

Les statuts d'un nom de domaine

Le statut est ce que le registre répond quand on lui demande l'état d'un nom. L'outil l'affiche tel quel, au format RDAP.

StatutCe qu'il veut direCe qu'il demande
ok / activeAucune opération ni interdiction en cours. L'état normal d'un domaine.Rien. On peut demander le verrou « client transfer prohibited » par précaution.
inactiveAucun serveur de noms associé : le domaine n'est pas activé dans le DNS et ne résout pas.Renseigner les serveurs de noms, et fournir les pièces si l'extension en exige.
client holdPosé par le bureau d'enregistrement. Le domaine n'est pas activé dans le DNS. Rare : litige, impayé, suppression à venir.Appeler le bureau d'enregistrement. Lui seul peut le retirer.
server holdMême effet, mais posé par le registre lui-même.Passer par le bureau d'enregistrement. Le retrait est plus long.
auto renew periodDélai de grâce qui suit un renouvellement automatique par le registre.Informatif. Si vous ne gardez pas le nom, le dire sans attendre.
pending transferUne demande de transfert vers un autre bureau d'enregistrement est en cours.Si vous ne l'avez pas demandée, la faire refuser immédiatement.
redemption periodLa suppression a été demandée. Le registre retient le nom trente jours.Demander la restauration tout de suite. Après, le nom s'en va.
pending restoreLa restauration est demandée ; le registre attend les pièces.Surveiller : sans pièces dans la fenêtre prévue, le domaine repart en période de rachat.
pending deleteTrente jours de période de rachat sans restauration. Le nom sera purgé, puis remis à la vente.Contacter le bureau d'enregistrement immédiatement. Les options sont minces.
client transfer prohibitedLe bureau d'enregistrement fait refuser les transferts. C'est une protection, pas un défaut.Rien, sauf si vous transférez : demander alors le retrait.
server transfer prohibitedPosé par le registre. Rare : litige, demande du titulaire, période de rachat en cours.Passer par le bureau d'enregistrement. Plus long que pour le statut client.

Statuts EPP donnés dans leur forme RDAP, celle que le registre renvoie et que l'outil affiche. Source : la table des codes de statut EPP publiée par l'ICANN.

Questions fréquentes

Comment savoir quand expire un nom de domaine ?

Le registre de l'extension publie la date, et c'est elle que lit cet outil : vous tapez le nom, vous obtenez l'échéance, le bureau d'enregistrement et les serveurs de noms, sans créer de compte. Quand le registre ne diffuse pas la date, l'outil le dit.

Que se passe-t-il si je laisse expirer mon domaine ?

Le nom cesse de résoudre : le site, les e-mails et tout ce qui s'y connecte s'arrêtent ensemble. Le bureau d'enregistrement peut ensuite demander la suppression, ce qui ouvre une période de rachat de trente jours. La restauration reste possible, à un tarif sans rapport avec un renouvellement.

Combien de temps après l'expiration puis-je récupérer mon domaine ?

Cela dépend du statut atteint. Tant que le nom n'est pas en période de rachat, le bureau d'enregistrement le renouvelle normalement. En « redemption period », l'ICANN prévoit trente jours de rétention puis cinq jours avant la purge. Après, n'importe qui peut l'enregistrer.

Quelle différence entre RDAP et WHOIS ?

Deux façons d'interroger la même information. Le WHOIS renvoie du texte libre, différent d'un registre à l'autre. Le RDAP renvoie des données structurées, avec des statuts normalisés, et c'est le protocole retenu pour le remplacer. Cet outil interroge le RDAP du registre quand l'IANA en publie un.

Pourquoi la date d'expiration n'est-elle pas toujours publiée ?

Parce que chaque registre décide de ce qu'il ouvre au public. Plusieurs registres européens laissent l'échéance hors de leur réponse : la donnée existe chez eux, elle n'est pas diffusée. L'outil affiche alors « indéterminé » plutôt que d'estimer une date.

Le renouvellement automatique suffit-il ?

Il évite l'oubli, pas la panne. Le prélèvement peut échouer parce que la carte a expiré, l'avis d'échec peut partir vers une adresse que personne ne relève, et l'option peut avoir été coupée sur un domaine précis. La seule vérification qui tienne est la date réelle chez le registre.

Idées reçues

Ce qu'on croit d'un domaine qui expire

Les quatre phrases de gauche sont celles qu'on se dit la veille. Les quatre de droite sont ce qui arrive le lendemain.

« Le renouvellement est automatique, il n'y a rien à surveiller. »

L'automatisme dépend d'une carte bancaire, et une carte expire. Le prélèvement échoue en silence : personne ne reçoit d'alerte, et le domaine suit son échéance.

« Le domaine est au nom de l'agence qui l'a acheté, c'est plus simple. »

Le titulaire est celui qui décide. Un domaine resté au nom d'un ancien prestataire ne se transfère pas sans lui — et il faut le retrouver.

« L'échéance est dans six mois, le site ne peut pas tomber pour ça. »

Un nom peut cesser de résoudre sans avoir expiré : il suffit d'un statut « hold » posé par le bureau d'enregistrement ou par le registre.

« Je transfère le domaine maintenant, avant qu'il expire. »

Un transfert lancé trop tard échoue : la plupart des registres refusent de transférer un domaine en période de rachat, et le verrou de transfert se retire avant, pas pendant.

Le jour où c'est arrivé

Quatre gestes, dans cet ordre

Aucun ne demande de compétence technique. Ce sont des appels et des vérifications — mais l'ordre compte, parce que chaque jour perdu réduit les options.

  1. Lire le statut, pas la date

    C'est le statut renvoyé par le registre qui dit où en est le nom : « redemption period » n'a pas les mêmes conséquences qu'un simple retard de paiement. La date, elle, ne dit rien de ce qui est encore possible.
  2. Appeler le bureau d'enregistrement

    Lui seul agit sur la plupart des statuts, et lui seul peut demander la restauration au registre. Un formulaire en ligne suffit rarement quand le nom est déjà en période de rachat.
  3. Vérifier qui est titulaire

    Si le nom est au nom d'un ancien prestataire, aucune restauration ne se fera sans son accord. C'est le point qui fait perdre des semaines, et il se vérifie en une minute.
  4. Ne pas lancer de transfert

    Un transfert demandé pendant une période de rachat est refusé, et certains registres remettent alors le compteur à zéro. On restaure d'abord, on transfère ensuite.