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Outil gratuit

Où mène vraiment cette adresse ?

On suit la chaîne saut par saut, sans la raccourcir : le code de chaque étape, l'adresse suivante, le temps que ça coûte. Le départ se choisit — en http ou en https, avec ou sans www — parce que ce sont quatre entrées différentes du même site.

Protocole de départ

Sans inscription, sans e-mail à laisser. Vous pouvez coller une adresse complète : nous en extrayons le domaine.

Ce qu'une chaîne coûte vraiment

Chaque saut est un aller-retour complet avant que le visiteur voie quoi que ce soit, et le premier saut est le plus cher : il part souvent avant même que la connexion sécurisée soit établie. Une chaîne à trois sauts sur un téléphone en 4G, c'est une seconde perdue avant le premier octet. Et la longueur n'est pas le seul risque : c'est dans une chaîne qu'on perd un paramètre de campagne, qu'un 302 oublié empêche une nouvelle adresse d'être indexée, et qu'une boucle se forme le jour où quelqu'un ajoute une règle sans lire les autres.

Comment l'outil suit la chaîne

Saut par saut, sans laisser le client HTTP la suivre tout seul : on lit l'en-tête « location » de chaque réponse, on l'affiche, puis on redemande. On suit aussi les redirections écrites dans le HTML par une balise « refresh » et par l'en-tête équivalent, que Google traite comme des redirections. On s'arrête à dix sauts, à la première boucle, et on refuse d'aller chercher une adresse qui pointe vers un réseau interne.

L'escalier

Quatre sauts que personne ne voit passer

On tape une adresse, une page s'affiche, et les allers-retours du milieu ne laissent aucune trace. Les voici marche par marche, avec le code reçu à chacune, et deux passagers à surveiller : le chiffrement et les cookies du domaine de départ.

  1. 301http://example.com/promo

    La toute première requête part en clair, et elle contient déjà l'adresse demandée.définitif, mémorisé par les navigateurs et les moteurs ; pour raisons historiques, la méthode peut passer en GET (RFC 9110)

  2. 301https://example.com/promo

    Le chiffrement commence ici, un aller-retour trop tard. Ce renvoi-là ajoute le www.définitif, mémorisé par les navigateurs et les moteurs ; pour raisons historiques, la méthode peut passer en GET (RFC 9110)

  3. 308https://www.example.com/promo

    Un cran de plus pour la langue et la barre oblique finale.définitif, la méthode de la requête ne doit pas changer (RFC 9110)

  4. 302https://www.example.com/fr/promo/

    Le dernier renvoi change de domaine.temporaire, rien n'est mémorisé ; même bascule possible vers GET (RFC 9110)

  5. 200https://shop.example.net/fr/promo/

    La page arrive. Les cookies posés sur example.com ne l'ont pas suivie jusqu'ici : ils n'appartiennent pas à ce domaine.

En clairCookies d'example.com transmis

5 requêtes et 4 redirections avant que la page commence à s'afficher.

Chaîne d'exemple, sur les noms de domaine réservés aux démonstrations.

Le prix d'un saut

Chaque saut se paie avant le premier octet.

Un aller-retour complet avant que le visiteur voie quoi que ce soit — et le premier saut part souvent avant même que la connexion sécurisée soit établie.

  • 301permanent : la cible devient l'adresse canonique
  • 308permanent aussi, méthode et corps conservés
  • 302temporaire : l'adresse de départ reste affichée

Lire la chaîne

Chaque maillon porte son code, son temps de réponse et l'adresse suivante. Le vert est le cas sain, l'orange ce qui mérite une décision, le rouge ce qui casse.

301 ou 308, puis la page
Deux maillons, et c'est fini. Une redirection permanente dit à Google de retenir la cible comme adresse canonique : c'est ce qu'on veut après un changement d'adresse. Le 308 fait la même chose en conservant la méthode et le corps de la requête, ce qui compte pour un formulaire.
302, 303 ou 307
Une redirection temporaire. Googlebot la suit, mais l'indexation ne retient pas la cible : l'ancienne adresse reste celle qui s'affiche dans les résultats. C'est le bon choix pour une page momentanément déplacée, et le mauvais pour une migration terminée depuis six mois.
Trois maillons ou plus
La chaîne fonctionne mais elle coûte, et elle révèle presque toujours deux règles empilées : la montée en https d'un côté, l'ajout ou le retrait du www de l'autre. Les deux peuvent se faire en une seule règle.
Un « refresh » dans la page
La redirection est écrite dans le HTML, pas dans l'en-tête. Le navigateur a donc téléchargé une page entière pour apprendre qu'il devait aller ailleurs. Google suit ce type de redirection et traite celle sans délai comme permanente, mais sa documentation recommande une redirection faite par le serveur.
Boucle
La chaîne repasse par une adresse déjà vue. Le visiteur voit une erreur du navigateur, pas votre site. La cause habituelle : une règle au niveau du serveur et une autre dans l'application, qui se renvoient la balle.
La destination répond 404 ou 500
La redirection marche, la page d'arrivée non. C'est le cas le plus difficile à repérer sans outil, parce que la chaîne a l'air correcte jusqu'au dernier maillon.
Pas de réponse
Serveur injoignable, délai dépassé, ou certificat refusé à cette étape. Un visiteur s'arrête exactement là où l'outil s'est arrêté.

Les erreurs de redirection les plus fréquentes

Quatre cas qu'on retrouve sur la moitié des sites qu'on reprend, et le geste qui corrige chacun.

  1. Le domaine nu et le www ne finissent pas au même endroit

    Ce qui la provoque : Deux règles écrites à deux moments différents, ou une seule des deux formes configurée chez l'hébergeur. Le site répond aux deux adresses, avec le même contenu, sans que l'une renvoie vers l'autre.

    Le geste qui corrige : Choisissez une forme canonique, une fois, et redirigez l'autre vers elle en 301. Contrôlez les quatre entrées avec cet outil : http et https, avec et sans www.

  2. Deux sauts pour monter en https et ajouter le www

    Ce qui la provoque : La montée en https est faite par le serveur web, l'ajout du www par l'application ou par une règle séparée. Chacune ne corrige qu'une chose, et elles s'exécutent l'une après l'autre.

    Le geste qui corrige : Une seule règle qui écrit directement l'adresse finale, protocole et hôte compris. On passe de trois maillons à deux, et le gain est sur la première requête, celle qui compte le plus.

  3. Une redirection temporaire oubliée après la migration

    Ce qui la provoque : Le 302 est le réglage par défaut de beaucoup d'outils, et il est pratique pendant un test parce qu'il n'est pas mis en cache par le navigateur. Personne ne revient le changer quand la migration est terminée.

    Le geste qui corrige : Passez en 301 dès que le changement est définitif. Tant que la redirection est temporaire, Google continue de montrer l'ancienne adresse dans ses résultats.

  4. Tout l'ancien site redirigé vers la page d'accueil

    Ce qui la provoque : Une règle unique, écrite en dix secondes pour éviter des centaines de 404 lors d'une refonte.

    Le geste qui corrige : Rediriger page par page vers l'équivalent. Google traite une redirection vers une page sans rapport comme une page introuvable, et un visiteur qui cherchait un article précis repart. Quand il n'y a pas d'équivalent, une vraie page 404 vaut mieux qu'un renvoi vers l'accueil.

Les codes de redirection, et ce que chacun dit à Google

Les deux premières colonnes viennent de la spécification HTTP, la troisième de la documentation de Google sur les redirections. Aucune n'est une préférence maison.

CodeSensCe que Google en faitMéthode de la requête
301Déplacé définitivement.Permanent : Googlebot suit, et l'indexation retient la cible comme adresse canonique.Le client peut remplacer un POST par un GET.
308Déplacé définitivement, méthode conservée.Permanent, exactement comme le 301.La méthode et le corps sont conservés.
302Trouvé ailleurs, temporairement.Temporaire : Googlebot suit, mais l'indexation ne retient pas la cible. L'adresse de départ reste celle qui s'affiche.Le client peut remplacer un POST par un GET.
303Voir ailleurs.Temporaire, comme le 302.La requête suivante est toujours un GET.
307Redirection temporaire, méthode conservée.Temporaire, comme le 302.La méthode et le corps sont conservés.
refresh sans délaiRedirection écrite dans le HTML ou dans l'en-tête « Refresh », déclenchée au chargement.Permanent : Google interprète un refresh instantané comme une redirection permanente.Toujours un GET : c'est le navigateur qui repart.
refresh avec délaiMême mécanisme, déclenché après un nombre de secondes.Temporaire : Google interprète un refresh différé comme une redirection temporaire.Toujours un GET.
300Plusieurs choix possibles. Très rarement utilisé.Rien de documenté de particulier. Cet outil ne le suit que s'il porte un en-tête « location ».Selon le client.
304Non modifié. Ce n'est pas une redirection : c'est une réponse de cache.Aucun effet de redirection. Le contenu déjà connu est réutilisé.Sans objet.

Une redirection écrite en JavaScript est aussi suivie par Google, après exécution de la page. Cet outil ne l'affiche pas : il n'exécute aucun script, et prétendre le contraire serait mentir sur ce qu'il mesure.

Les quatre entrées d'un même site, et où elles doivent finir

Un site a quatre adresses d'entrée, et un visiteur les tape toutes. L'objectif est le même pour les quatre : arriver à l'adresse canonique en un saut au plus.

Adresse tapéeCe qui devrait se passerSauts
http://example.comUne seule redirection permanente vers l'adresse canonique complète, protocole et hôte compris.1
http://www.example.comMême chose, en une seule règle : ne pas monter en https puis retirer le www.1
https://example.comLa page si c'est la forme canonique, une redirection permanente sinon.0 ou 1
https://www.example.comLa page si c'est la forme canonique, une redirection permanente sinon.0 ou 1

Le choix entre le domaine nu et le www n'a pas d'importance pour le référencement. Ce qui en a : n'en choisir qu'un, et que les trois autres y mènent en un saut.

Questions fréquentes

Faut-il un 301 ou un 302 ?

Un 301 quand le changement est définitif : c'est ce qui dit à Google de retenir la nouvelle adresse comme canonique. Un 302 quand la page reviendra à son adresse d'origine — une page en maintenance, une promotion temporaire. Le piège est de laisser un 302 en place après une migration : l'ancienne adresse reste alors celle qui s'affiche dans les résultats.

Combien de redirections peut-on enchaîner ?

Techniquement plusieurs, mais chaque saut est un aller-retour avant le premier octet de la page. Au-delà de deux, c'est presque toujours l'empilement de deux règles qui pouvaient n'en faire qu'une. Cet outil arrête de suivre après dix sauts : au-delà, la chaîne est cassée ou boucle.

Une redirection fait-elle perdre du référencement ?

Une redirection permanente est le mécanisme prévu pour transmettre l'adresse canonique à la nouvelle page : c'est la bonne façon de déménager. Google garde trace des deux adresses et peut continuer à montrer l'ancienne pendant un temps. Ce qui coûte, ce n'est pas la redirection : c'est de rediriger vers une page sans rapport, ou de laisser la redirection en temporaire.

Pourquoi mon site fait-il deux sauts au lieu d'un ?

Parce que deux règles s'exécutent l'une après l'autre : la montée en https d'abord, l'ajout ou le retrait du www ensuite. Chacune ne corrige qu'une moitié de l'adresse. Une règle unique qui écrit l'adresse finale complète supprime le saut intermédiaire.

Le « meta refresh » est-il à éviter ?

La documentation de Google le présente comme une solution de repli quand une redirection par le serveur n'est pas possible, et non comme un équivalent. Un refresh sans délai est interprété comme une redirection permanente, un refresh différé comme une redirection temporaire. Dans les deux cas, le navigateur charge une page entière avant d'apprendre qu'il doit partir.

Pourquoi l'outil refuse-t-il certaines adresses ?

Il refuse les noms qui mènent à une adresse du réseau interne — adresses privées, boucle locale, service de métadonnées d'hébergeur. Un formulaire public capable d'interroger des machines privées à la demande d'un inconnu est une faille, pas une fonctionnalité. Le contrôle est refait à chaque saut, parce qu'une redirection est justement la façon de contourner un filtre qui ne regarderait que l'adresse saisie.

Les paramètres d'une campagne survivent-ils à une redirection ?

Seulement si la règle les recopie. Beaucoup de règles écrites à la main perdent la chaîne de requête en route, et les visites arrivent alors en trafic direct. C'est une des raisons de regarder l'adresse d'arrivée affichée sous chaque maillon, pas seulement son code.

10sauts

Au-delà, l'outil arrête de suivre : la chaîne est cassée, ou elle boucle.

Techniquement, on peut en enchaîner plusieurs. Mais au-delà de deux, c'est presque toujours l'empilement de deux règles qui pouvaient n'en faire qu'une.

Quatre gestes

Remettre les quatre entrées d'aplomb

L'objectif est le même pour les quatre adresses : arriver à la forme canonique en un saut au plus.

  1. Choisir la forme canonique, une fois

    Le choix entre le domaine nu et le www n'a pas d'importance pour le référencement. Ce qui en a : n'en choisir qu'un, et s'y tenir.
  2. Écrire l'adresse finale dans une seule règle

    Protocole et hôte compris. On passe de trois maillons à deux, et le gain est sur la première requête, celle qui coûte le plus cher.
  3. Passer en 301 dès que le changement est définitif

    Le 302 est le réglage par défaut de beaucoup d'outils. Tant qu'il reste en place, Google continue de montrer l'ancienne adresse dans ses résultats.
  4. Contrôler les quatre entrées, pas une

    http et https, avec et sans www : ce sont quatre entrées différentes du même site, et un visiteur les tape toutes.