Outil gratuit
Quels serveurs reçoivent les e-mails de ce domaine ?
La liste des enregistrements MX d'un domaine, rangés par ordre d'essai, avec la vérification que chaque serveur nommé existe bien et répond à une adresse. Sans inscription, sans e-mail à laisser.
Un MX faux, c'est du courrier qui n'arrive jamais
Pas un courrier en retard : un courrier refusé. Le serveur qui tente de remettre lit le MX, essaie de s'y connecter, échoue, réessaie pendant quelques heures, puis renvoie le message à l'expéditeur. Le destinataire ne saura jamais qu'on lui a écrit, et celui qui écrivait apprendra quatre jours plus tard que personne ne l'a lu.
Ce que ce contrôle regarde en plus de la liste
Afficher les MX ne dit rien de leur état. L'outil suit donc chaque cible : est-ce un nom ou une adresse IP posée là par erreur, résout-elle vers quelque chose, et n'est-elle pas elle-même un alias — trois défauts qui laissent le MX parfaitement lisible dans l'interface du registrar pendant que le courrier revient en erreur.
Le mécanisme
Le trajet d'un courrier, serveur par serveur
Le nombre devant un serveur n'est pas une note : c'est l'ordre dans lequel on l'essaie. Le serveur d'envoi descend la liste et s'arrête au premier qui répond. Éteignez-en un pour voir la bascule.
- 10mail.example.comconnexion en cours…
- 20backup.example.neten attente
- 30last.example.orgen attente
Le serveur d'envoi essaie mail.example.com…
Ordre d'essai et repli définis par la RFC 5321 ; la préférence elle-même par la RFC 1035.
Le message qui revient
Un rejet dit toujours lequel des deux a tort.
Le code à trois chiffres et son complément désignent le fautif : votre zone, le serveur d'en face, ou simplement une adresse mal orthographiée. Trois codes suffisent à trancher.
- 550 5.1.1la boîte n'existe pas · le MX est bon
- 550 5.7.1relais refusé · le serveur nommé ne gère pas ce domaine
- 4.4.1la cible ne répond pas · machine ou port fermé
Lire le résultat
Le tableau donne les serveurs dans l'ordre où un émetteur les essaie : la préférence la plus basse d'abord. Les constats en dessous portent sur ce que devient chaque cible une fois le nom résolu.
- Rien à signaler — les serveurs répondent
- Chaque cible est un nom, elle résout vers une adresse, et aucune n'est un alias. Le courrier a où aller.
- Rien à signaler — « null MX »
- Un seul enregistrement, préférence 0, cible « . ». Le domaine déclare ne recevoir aucun courrier. C'est délibéré et propre : les messages sont refusés immédiatement au lieu de rester en attente quatre jours.
- À surveiller — aucun MX
- Sans MX, un émetteur se rabat sur l'adresse du domaine lui-même. Si c'est un serveur web qui répond à cette adresse, il n'a rien pour accepter du courrier et le message repart en erreur.
- À surveiller — une cible est un alias
- La cible d'un MX doit être un nom qui porte directement son adresse, pas un alias vers un autre nom. Certains serveurs émetteurs suivent quand même, d'autres refusent : la remise devient une question de chance.
- Problème — une cible ne résout pas
- Le nom est écrit dans le MX mais il ne mène à aucune adresse. Un serveur renommé, un sous-domaine supprimé, une faute de frappe : le résultat est le même, personne ne peut se connecter.
- Problème — une adresse IP en cible
- Le champ attend un nom de domaine. Une adresse écrite en toutes lettres y est invalide, et beaucoup de serveurs refusent de remettre plutôt que d'essayer de deviner.
- Problème — le nom n'existe pas
- Aucun serveur de noms ne connaît ce domaine. Ce n'est pas qu'il n'a pas de MX : c'est qu'il n'existe pas, ou qu'il n'est plus délégué.
- Indéterminé — pas de réponse à temps
- Le résolveur n'a rien rendu dans le délai imparti. Cela arrive sur un serveur de noms lent ou surchargé, et ce n'est pas un défaut du domaine.
Les erreurs qu'on voit le plus souvent
Le nouveau MX a été ajouté, l'ancien n'a pas été retiré
Ce qui la provoque : c'est l'erreur du jour de migration. Deux fournisseurs restent déclarés ; les émetteurs essaient le premier par préférence, et une partie du courrier continue d'arriver dans l'ancienne boîte que plus personne n'ouvre.
Le geste qui corrige : supprimer les MX de l'ancien fournisseur au moment de la bascule, pas « plus tard ». Tant qu'ils sont publiés, ils reçoivent.
Les préférences ont été recopiées à l'envers
Ce qui la provoque : le chiffre le plus BAS est essayé le premier. Un serveur de secours à 10 et le serveur principal à 20 inversent silencieusement les rôles : tout passe par le secours, qui n'est dimensionné pour rien.
Le geste qui corrige : relire l'ordre en se répétant que le plus petit gagne, et vérifier que le serveur en tête est bien celui qui héberge les boîtes.
Le MX pointe vers un alias
Ce qui la provoque : on crée un nom court (« mail.example.com ») en alias vers le vrai serveur, puis on met ce nom court dans le MX. La norme interdit qu'une cible de MX soit un alias, et certains serveurs émetteurs s'arrêtent là.
Le geste qui corrige : mettre dans le MX le nom qui porte réellement l'adresse, ou remplacer l'alias par un enregistrement d'adresse.
Le serveur a été renommé, le MX pas mis à jour
Ce qui la provoque : l'hébergeur change le nom de sa passerelle, publie l'information dans son panneau, et le MX du client continue de nommer l'ancien. Le nom ne résout plus vers rien.
Le geste qui corrige : contrôler la cible et non seulement la ligne MX. Un MX syntaxiquement parfait vers un nom mort ne remet aucun message.
On a changé le MX en croyant avoir aussi réglé l'envoi
Ce qui la provoque : le MX ne décide que de la RÉCEPTION. Le droit d'envoyer au nom du domaine se déclare ailleurs, dans le SPF, le DKIM et le DMARC. Changer de messagerie sans les reprendre fait partir les messages en indésirable.
Le geste qui corrige : reprendre l'authentification après la bascule — le contrôle de l'authentification des e-mails, dans cette même série d'outils, dit où on en est.
Ce que veut dire le nombre devant chaque serveur
La préférence n'est pas une note de qualité : c'est un ordre d'essai. Le serveur émetteur commence par la valeur la plus basse et ne descend la liste que s'il n'obtient pas de réponse.
| Ce que porte le domaine | Ce que fait un serveur qui veut remettre | Ce qu'il faut en penser |
|---|---|---|
| 10 mail.example.net | Il se connecte à ce serveur. S'il ne répond pas, il réessaie périodiquement pendant plusieurs heures avant de renvoyer le message. | Le montage le plus courant, et celui que recommandent plusieurs messageries d'entreprise. |
| 10 a.example.net · 20 b.example.net | Il essaie a. S'il n'obtient rien, il essaie b. | b ne sert qu'en secours. Il doit connaître les mêmes boîtes, sinon il accepte des messages qu'il ne saura pas livrer. |
| 10 a.example.net · 10 b.example.net | Préférence égale : il en choisit un au hasard. | Répartition de charge. Les deux serveurs doivent être équivalents. |
| 0 . | Il abandonne immédiatement et renvoie une erreur définitive. | Le « null MX » : la déclaration explicite qu'aucun courrier n'est accepté. C'est la bonne façon de fermer un domaine à la messagerie. |
| aucun MX | Il se rabat sur l'adresse du domaine lui-même et tente d'y remettre. | Comportement de repli prévu par la norme. Il ne fonctionne que si quelque chose écoute le courrier à cette adresse — ce qui est rarement le cas d'un serveur web. |
| 10 203.0.113.25 | Beaucoup de serveurs refusent de remettre. | Le champ attend un nom, pas une adresse. À remplacer par le nom du serveur. |
L'ordre d'essai et le repli sans MX sont définis par la norme SMTP (RFC 5321) ; la préférence, par la définition même de l'enregistrement MX (RFC 1035). Le « null MX » est décrit par la RFC 7505.
Le message de rejet, et ce qu'il dit du MX
Quand un courrier revient, le rapport d'échec porte un code à trois chiffres puis un code détaillé. Les premiers sont temporaires (4xx), les seconds définitifs (5xx) — et tous ne mettent pas le MX en cause.
| Code | Ce qu'il signifie | Ce qu'il faut regarder |
|---|---|---|
| 550 5.1.1 | La boîte n'existe pas sur le serveur qui a répondu. | Le MX est bon : c'est l'adresse qui est fausse, ou la boîte a été supprimée. |
| 550 5.1.2 | Le domaine du destinataire n'a pas pu être trouvé. | Le domaine n'existe pas, ou plus aucun serveur de noms ne le sert. |
| 554 5.7.1 | Le serveur refuse le message pour une raison de politique. | L'authentification de l'expéditeur, le plus souvent — SPF, DKIM ou DMARC, pas le MX. |
| 550 5.7.1 | Relais refusé. | Le serveur nommé dans le MX ne se considère pas responsable de ce domaine. La cible pointe vers le mauvais serveur. |
| 4.4.1 | Aucune réponse du serveur destinataire. | La cible du MX ne répond pas sur le port du courrier : machine éteinte, pare-feu, ou nom qui ne résout plus. |
| 4.4.4 | Impossible d'acheminer le message. | Aucun MX utilisable n'a été trouvé — liste vide, ou toutes les cibles injoignables. |
| 450 4.2.0 | Boîte momentanément indisponible. | Souvent une liste grise : l'émetteur doit réessayer. Rien à corriger. |
| 452 4.2.2 | Boîte pleine. | Le MX fonctionne. C'est le quota du destinataire qui bloque. |
Les codes à trois chiffres viennent de la RFC 5321, les codes détaillés (« 5.1.1 ») de la RFC 3463. Le texte qui les accompagne est libre : deux serveurs peuvent formuler le même refus très différemment.
Questions fréquentes
À quoi sert un enregistrement MX ?
Il désigne les serveurs autorisés à recevoir le courrier d'un domaine. Quand quelqu'un écrit à une adresse, le serveur qui envoie interroge le MX du domaine pour savoir à quelle machine remettre le message. Sans lui, il ne sait pas où frapper.
Que veut dire le chiffre devant un serveur MX ?
C'est une préférence, et elle se lit à l'envers de l'intuition : la valeur la plus BASSE est essayée en premier. Un serveur à 10 passe avant un serveur à 20. Les valeurs elles-mêmes n'ont aucune importance ; seul leur ordre compte, et 1, 5, 10 ou 100 se valent tant que la hiérarchie est la bonne.
Faut-il plusieurs enregistrements MX ?
Cela dépend du fournisseur, et il n'y a pas de bonne réponse universelle. Certaines messageries d'entreprise n'en demandent qu'un seul et gèrent la redondance derrière ce nom ; d'autres en publient plusieurs. Ce qui compte n'est pas leur nombre mais que chacun soit joignable et connaisse les mêmes boîtes.
Que se passe-t-il si un domaine n'a aucun MX ?
La norme prévoit un repli : l'émetteur tente de remettre à l'adresse du domaine lui-même. En pratique cette adresse héberge un serveur web, qui n'a rien pour accepter du courrier, et le message revient en erreur. Un domaine qui ne doit rien recevoir gagne à le déclarer proprement avec un « null MX » plutôt qu'à laisser le champ vide.
J'ai modifié mon MX, quand le changement prend-il effet ?
Pas tout de suite. Chaque enregistrement porte une durée de vie, et les résolveurs du monde entier gardent l'ancienne réponse en mémoire jusqu'à son terme. Tant qu'elle court, une partie du courrier continue d'arriver à l'ancien serveur. C'est pour cela qu'on abaisse cette durée quelques heures AVANT une migration, et non le jour même.
Le MX suffit-il pour que mes e-mails partent correctement ?
Non, il ne décide que de la réception. Le droit d'envoyer au nom du domaine se déclare dans d'autres enregistrements — SPF, DKIM et DMARC. Un domaine peut avoir un MX irréprochable et voir tous ses envois classés en indésirable parce que ceux-là manquent.
Idées reçues
Le nombre devant le serveur n'est pas une note
C'est la source d'erreur la plus répandue sur un MX, et elle se répare en une minute une fois comprise.
Ce qu'on croit
Ce que fait le serveur
« 10, c'est la qualité du serveur. »
C'est une préférence : le plus PETIT nombre est essayé en premier. Deux serveurs à la même valeur sont tirés au hasard, à parts égales.
« Mettre 20 sur le second, c'est une sécurité gratuite. »
Le secours ne sert que s'il connaît les mêmes boîtes. Sinon il accepte des messages qu'il ne saura pas remettre, et les perd poliment.
« Sans MX, le courrier n'arrive pas. »
Sans MX, l'expéditeur se rabat sur l'adresse du domaine lui-même — un repli prévu par la norme, qui ne marche que si quelque chose écoute le courrier à cette adresse.
« On peut mettre l'adresse IP, c'est plus direct. »
Le champ attend un nom, pas une adresse. Beaucoup de serveurs refusent de remettre à un MX qui porte une adresse IP.
Le vocabulaire
Six mots pour lire un MX
Ils viennent des tables ci-dessus, des journaux de votre serveur, et des messages de retour que vous recevez.
préférence- Le nombre devant le nom. Le plus petit passe en premier ; à valeur égale, le choix est aléatoire.
null MX- Un
MXà « 0 . » : la déclaration explicite qu'aucun courrier n'est accepté pour ce domaine. repli- Sans aucun
MX, l'expéditeur tente l'adresse du domaine lui-même. Prévu par la norme SMTP. relais refusé- Le serveur nommé dans le
MXne se considère pas responsable de ce domaine. La cible est fausse. liste grise- Un premier refus temporaire, suivi d'une acceptation quelques minutes plus tard. Rien à corriger.
code détaillé- Le « 5.1.1 » qui suit le code à trois chiffres. Il dit la cause ; le texte qui l'accompagne, lui, est libre.