Aller au contenu

Bilan de santé

Le bilan complet d'un domaine

Les quatre contrôles d'un coup : expiration, certificat, authentification des e-mails, réputation. C'est le rapport que vous pouvez joindre à une proposition commerciale — ou lancer sur le domaine d'un prospect avant un premier rendez-vous.

Sans inscription, sans e-mail à laisser. Vous pouvez coller une adresse complète : nous en extrayons le domaine.

À quoi ça sert, concrètement

Un domaine qui va mal ne prévient pas. Le certificat expire un dimanche, le domaine tombe pendant les vacances, l'IP se retrouve sur une liste noire après une fuite de mot de passe. Ces quatre contrôles couvrent l'écrasante majorité des pannes qu'une agence subit sur les domaines de ses clients — et aucun ne demande d'accès à quoi que ce soit.

L'usage que personne n'attend

Lancez-le sur le domaine d'un prospect avant votre rendez-vous. En trente secondes vous savez si son certificat expire dans trois semaines, si son SPF autorise le monde entier à écrire en son nom, ou si son IP est signalée. C'est un argument de vente, pas une démonstration technique.

L'enchaînement

Quatre causes, deux conséquences visibles

Un bilan n'est pas quatre cases à cocher côte à côte. Quatre choses différentes peuvent casser, et elles ne produisent que deux symptômes : le site ne répond plus, ou le courrier n'arrive plus. C'est pour ça qu'on regarde les quatre d'un coup. Cassez-en une.

Ce qui peut casser

Ce que vous voyez

Le site répond

Les visiteurs arrivent.

Le courrier arrive

Vos messages sont remis.

Les quatre contrôles passent : le site répond et le courrier arrive.

Deux causes différentes donnent le même symptôme. Un seul des deux contrôles ne suffit donc jamais à conclure.

Ce que fait ce bilan

Quatre contrôles, une seule adresse.

Expiration, certificat, authentification des e-mails, réputation : quatre sources différentes interrogées en une fois, et quatre pannes qui n'arrivent jamais en même temps.

  • 4contrôles en une seule fois
  • 1adresse à taper
  • 0compte à créer

Lire le bilan

Chaque volet garde son propre verdict, et le verdict d'ensemble est le pire des quatre — jamais une moyenne. Un domaine n'est pas « moyennement expiré » : un seul volet en défaut suffit à colorer le bilan.

Rien à signaler
Les quatre volets sont au vert. Le domaine n'expire pas dans le mois, le certificat non plus, l'authentification des e-mails tient, et aucune liste noire ne le signale.
À surveiller
Au moins un volet demande une action dans les semaines qui viennent, sans rien casser aujourd'hui : une échéance à moins de trente jours, un SPF trop permissif, un DMARC qui observe sans bloquer.
Problème
Au moins un volet est en défaut maintenant : une date dépassée ou à moins d'une semaine, un certificat que les navigateurs refusent, une authentification absente, un signalement en cours. C'est ce qu'il faut traiter en premier.
Indéterminé
Un volet n'a pas pu conclure — registre injoignable, aucun serveur en HTTPS, listes noires muettes. Ce n'est pas un défaut du domaine, et l'outil préfère le dire plutôt que de le compter comme une réussite.

Ce que le bilan ne dit pas

Un contrôle honnête dit aussi où il s'arrête. Voici les cinq limites à connaître avant d'envoyer un rapport à un client.

  1. Le bilan est une photographie, pas une surveillance

    Ce qui la provoque : les quatre contrôles valent pour l'instant où vous cliquez. Un certificat qui expire demain, un signalement qui tombe ce soir, un renouvellement qui échoue la semaine prochaine : rien de tout cela n'apparaît ici.

    Le geste qui corrige : refaire le contrôle régulièrement, ou le confier à une surveillance qui le refait plusieurs fois par jour et prévient quand quelque chose change.

  2. « DKIM indéterminé » ne veut pas dire « DKIM absent »

    Ce qui la provoque : un sélecteur DKIM porte le nom choisi par le fournisseur d'envoi. L'outil en teste douze parmi les plus courants ; un sélecteur nommé autrement passe inaperçu.

    Le geste qui corrige : demander le sélecteur au fournisseur d'e-mail avant de conclure quoi que ce soit dans un rapport client.

  3. « Aucun HTTPS » ne veut pas toujours dire « pas de certificat »

    Ce qui la provoque : le contrôle interroge le domaine puis sa forme « www » sur le port 443. Un site servi sur un autre port, derrière une restriction d'accès ou sur un sous-domaine, ne répondra pas.

    Le geste qui corrige : lire l'hôte réellement interrogé, affiché dans le résultat, avant d'annoncer une absence de certificat.

  4. Une date d'expiration non publiée n'est pas une date inconnue

    Ce qui la provoque : plusieurs registres européens ne diffusent pas l'échéance publiquement. L'outil affiche « indéterminé », ce qui ne dit rien de la santé du domaine.

    Le geste qui corrige : aller lire la date dans l'espace client du bureau d'enregistrement, qui la connaît toujours.

  5. Un « rien à signaler » sur les listes noires dépend du nombre de listes qui ont répondu

    Ce qui la provoque : les grandes listes plafonnent les requêtes. Le verdict porte sur celles qui ont répondu, et sur elles seules.

    Le geste qui corrige : lire le compte des listes interrogées affiché avec le résultat. Quand aucune ne répond, l'outil refuse de conclure.

Les quatre contrôles du bilan

Ils partent ensemble, pas l'un après l'autre : le bilan complet ne prend donc pas plus de temps que le plus lent des quatre.

VoletCe qu'il litOù il le litCe qu'un défaut provoque
ExpirationDate d'échéance, bureau d'enregistrement, serveurs de noms, statuts du domaine.Le registre de l'extension, en RDAP.Le site, les e-mails et les sous-domaines s'arrêtent ensemble à la date.
CertificatDate de fin, émetteur, noms couverts, état de la chaîne.Une connexion chiffrée vers le site, sur le domaine puis sur sa forme « www ».Un écran d'avertissement plein cadre pour chaque visiteur, et les appels d'API qui cessent.
Authentification des e-mailsServeurs de messagerie, enregistrement SPF, enregistrement DMARC, signature DKIM sur douze sélecteurs.La zone DNS du domaine.Votre nom peut être usurpé, et votre propre courrier part plus facilement en indésirable.
RéputationLe domaine et les adresses de son site et de sa messagerie, sur sept listes publiques.Les listes noires elles-mêmes, interrogées par DNS.Une partie du courrier n'arrive pas, sans aucune erreur visible à l'envoi.

Les seuils appliqués aux dates

Deux volets sur quatre reposent sur une échéance. Les mêmes seuils s'appliquent à l'expiration du domaine et à celle du certificat.

Jours restantsVerdictCe que ça veut dire
Plus de 30Rien à signalerAucune action à prendre aujourd'hui. La date reste à connaître.
30 ou moinsÀ surveillerL'échéance entre dans le mois : c'est le moment de vérifier que le renouvellement se fera.
7 ou moinsProblèmeÀ traiter le jour même. Passé la date, la panne est immédiate et totale.
Date dépasséeProblèmeL'effet est déjà en cours. Le nombre de jours affiché compte depuis la date.

Questions fréquentes

Que contrôle exactement ce bilan ?

Quatre choses, en une seule requête : la date d'expiration du domaine et son statut chez le registre, le certificat du site, l'authentification des e-mails du domaine, et sa réputation sur sept listes noires publiques. Le détail de chaque volet est donné plus haut, avec la source interrogée.

Faut-il créer un compte pour obtenir le rapport ?

Non. Le résultat s'affiche directement, sans inscription et sans adresse e-mail à laisser. Les outils sont limités à une vingtaine de contrôles par heure et par visiteur : de quoi passer un portefeuille entier, pas de quoi en faire un service automatisé.

Puis-je lancer le bilan sur un domaine qui n'est pas le mien ?

Oui. Tout ce que l'outil lit est public : le registre, le certificat présenté par le site, les enregistrements DNS et les listes noires répondent à qui les interroge. Aucun accès n'est demandé au domaine contrôlé, et rien n'y est modifié.

Combien de temps prend le bilan complet ?

Les quatre contrôles partent en parallèle : l'ensemble ne prend donc pas plus de temps que le plus lent d'entre eux, et il est borné. Ce qui n'a pas répondu dans le temps imparti revient en « indéterminé » plutôt que de faire échouer le bilan entier.

Le résultat reste-t-il valable longtemps ?

Non, et c'est le point à garder en tête. Le bilan est daté à la seconde près pour cette raison. Une échéance se rapproche chaque jour, un certificat se renouvelle ou échoue à se renouveler, un signalement de liste noire peut tomber dans la nuit. Ce contrôle vaut pour aujourd'hui.

Puis-je envoyer ce rapport à un client ?

C'est l'usage prévu. Le bilan est lisible sans compétence technique : un verdict par volet, une phrase par constat, et les données brutes repliées pour qui veut les voir. Lancé sur le domaine d'un prospect avant un rendez-vous, il dit en trente secondes ce qui ne va pas chez lui.

D'où viennent les réponses

Quatre sources, jamais la même

Aucun de ces quatre contrôles ne lit la même chose. C'est pourquoi un domaine peut être vert partout sauf à un endroit — et pourquoi un seul écran ne suffisait pas.

  1. Le registre de l'extension

    Interrogé en RDAP pour la date d'échéance, le bureau d'enregistrement, les serveurs de noms et les statuts. C'est la source officielle du nom, et la seule qui fasse foi sur sa durée de vie.
  2. Une connexion chiffrée au site

    Ouverte sur le domaine puis sur sa forme « www » : date de fin, émetteur, noms couverts, état de la chaîne. Deux adresses, parce qu'un certificat émis pour l'une ne couvre pas l'autre.
  3. La zone DNS du domaine

    Lue pour les serveurs de messagerie, le SPF, le DMARC et la signature DKIM. C'est là que se joue la capacité d'un tiers à écrire en votre nom.
  4. Les listes noires elles-mêmes

    Interrogées par DNS, sur le nom du domaine et sur les adresses de son site et de sa messagerie. Elles ne préviennent personne : c'est au courrier de ne plus arriver.
Ces quatre pannes n'arrivent jamais le même jour. C'est ce qui les rend faciles à ne pas voir.
Un certificat qui expire coupe le site en une heure ; un domaine qui expire coupe tout, y compris le courrier ; un listage ne coupe rien du tout et fait disparaître les messages en silence. Un bilan ponctuel les montre ; seule une surveillance les attrape avant.