Outil gratuit
Ce nom de domaine est-il libre ?
La réponse ne se lit ni dans un navigateur ni dans un ping : elle se lit au registre de l'extension, le seul qui tienne la liste des noms déposés. Nous l'interrogeons en RDAP et nous vous rendons ce qu'il publie — l'état, la date de dépôt, l'expiration, le bureau d'enregistrement. Rien à acheter derrière.
Les deux lectures
Le navigateur donne un indice, le registre donne la preuve
Le réflexe est de taper le nom dans la barre d'adresse et de regarder ce qui s'affiche. Voici trois situations où ce coup d'œil donne exactement la réponse inverse de la vérité.
Ce que montre le navigateur
Ce site est inaccessible
Impossible de trouver l'adresse du serveur
Ce que publie le registre
- état
- enregistrement en cours
- déposé le
- 31 août 1995
- expire le
- 30 août 2027
Ce qu'on en conclut : Personne dessus : le nom doit être libre.
Ce qui est vrai : Il est déposé depuis 1995 et renouvelé chaque année. Un nom n'est pas tenu de publier quoi que ce soit — ni site, ni mail, ni le moindre enregistrement DNS — et beaucoup sont gardés en réserve sans rien montrer.
Trois cas construits sur les noms réservés à la documentation (RFC 2606). Les mécanismes sont réels ; seules les dates du premier cas sont celles que publie son registre.
Deux instruments
Ce qu'un navigateur teste, ce qu'un registre sait
Ligne à ligne : à gauche le raisonnement qu'on fait tous, à droite ce que la source qui fait autorité répond.
Ce qu'on en déduit
Ce que dit le registre
L'adresse ne répond pas, le nom doit être libre.
Un nom déposé n'est pas obligé de publier quoi que ce soit. Le silence n'est pas une disponibilité.
Une page s'affiche, donc quelqu'un l'a pris.
Une page peut venir d'un résolveur, d'un stationnement ou d'une réponse attrape-tout de l'extension. Seul l'enregistrement compte.
Le site est à l'abandon depuis des années, il va se libérer.
Le registre publie une date d'expiration et des statuts. Ce sont eux qui disent si le nom part, pas l'état du site.
Il est libre : il est à moi si je le dépose.
Le registre ignore les marques et les dénominations sociales. Libre veut dire « aucun enregistrement », pas « aucun obstacle ».
Ce que nous pouvons vraiment vérifier
Toutes les extensions ne publient pas de registre interrogeable
Et quand il n'y en a pas, aucun outil ne peut répondre — le nôtre le dit, ce qui est déjà une réponse utile.
1 200
extensions dont l'IANA publie le serveur de registre
Les 1 130 extensions génériques (.com, .net, .app, .store…) en font partie, ainsi que 70 extensions de pays, dont le .fr.
178
extensions de pays sans serveur publié
Sur les 248 qui existent dans la racine. Certaines en ont pourtant un, simplement non déclaré : nous en avons vérifié cinq à la main et nous les interrogeons.
4
réponses possibles
Libre, pris, réservé, sans réponse. La quatrième est celle qu'aucun vendeur de domaines n'affiche.
Comptés le 16 septembre 2026 dans la table RDAP de l'IANA (publiée le 9 septembre 2026) et dans la liste des extensions de la racine.
Lire la réponse
Quatre réponses, et pas seulement deux
Un vérificateur ordinaire répond oui ou non. Le registre, lui, publie quatre situations différentes, et les confondre coûte cher — un nom « pris » qui sera libéré dans cinq jours n'est pas un nom perdu.
- Libre
- Le registre ne connaît aucun enregistrement à ce nom. C'est la réponse la plus solide que l'on puisse obtenir : elle vient de celui qui tient la liste. Reste à vérifier qu'aucune marque ne s'y oppose, ce qu'aucun outil ne peut faire à votre place.
- Pris
- Un enregistrement est en cours. Les dates publiées disent depuis quand et jusqu'à quand : un nom déposé il y a vingt ans et renouvelé chaque année ne se libérera pas, un nom déposé l'an dernier et qui expire dans deux mois, peut-être.
- Réservé
- Le registre publie le statut « reserved ». Le nom existe dans ses registres sans appartenir à un titulaire : il l'a mis de côté. Aucun bureau d'enregistrement ne pourra vous le vendre, quel que soit le prix affiché ailleurs.
- Sans réponse
- Le serveur du registre n'a pas répondu, ou l'extension n'en publie aucun que l'on puisse trouver. Nous affichons alors « sans réponse » plutôt qu'un verdict inventé. C'est la seule case où nous ne savons pas, et nous préférons vous le dire.
Ce qui trompe
Les quatre pièges de la disponibilité
Ils se ressemblent tous : une réponse binaire posée sur une situation qui ne l'est pas.
Conclure qu'un nom est libre parce que l'adresse ne répond pas
Ce qui la provoque : Un navigateur, un ping ou une commande de résolution ne testent que la publication DNS. Un domaine déposé peut n'avoir aucun enregistrement, aucun site, aucun mail — et rester la propriété de quelqu'un pendant des années.
Le geste qui corrige : Posez la question au registre. C'est ce que fait cet outil, et c'est la seule réponse qui compte le jour du dépôt.
Croire qu'un nom qui « marche » est forcément déposé
Ce qui la provoque : Certains fournisseurs d'accès remplacent la réponse « ce nom n'existe pas » par une page de recherche, et certaines extensions ont publié des réponses attrape-tout. La page qui s'affiche ne prouve alors rien du tout.
Le geste qui corrige : Là encore, le registre tranche. Une réponse 404 de sa part est un fait ; une page dans un navigateur est une impression.
Prendre « libre au registre » pour « à vous »
Ce qui la provoque : Le registre ne connaît que les dépôts. Il ne sait rien des marques déposées, des dénominations sociales, ni des noms qu'un bureau d'enregistrement classe en tarif spécial au moment de passer à la caisse.
Le geste qui corrige : Avant de déposer un nom qui reprend une marque ou un nom d'entreprise, vérifiez auprès des registres de marques du pays visé. Un dépôt ne vous protège de rien s'il est contesté.
Abandonner un nom parce qu'il est pris aujourd'hui
Ce qui la provoque : Un domaine expiré n'est pas libéré le lendemain : il traverse une période de grâce, puis une période de rachat d'une trentaine de jours où son seul ancien titulaire peut le reprendre, puis quelques jours de suppression en attente. Un vérificateur qui répond « pris » ne montre rien de tout cela.
Le geste qui corrige : Lisez les statuts publiés. « redemption period » et « pending delete » disent qu'il est en train de partir, et notre surveillance vous prévient le jour où la fiche change.
La référence
Les statuts que publie un registre, et ce qu'ils changent pour vous
Ces mots viennent du protocole EPP, parlé par tous les registres. Ce sont eux que l'outil affiche sous le verdict, sans les traduire en approximations.
| Statut publié | Ce qu'il veut dire | Le nom peut-il devenir le vôtre ? |
|---|---|---|
| ok / active | L'enregistrement est en cours et rien ne le bloque. | Non, sauf si son titulaire l'abandonne à l'expiration. |
| reserved | Le registre s'est réservé le nom. Il n'a pas de titulaire et n'est pas à vendre. | Non. Aucun bureau d'enregistrement ne peut le proposer. |
| clientTransferProhibited | Verrou de transfert posé par le bureau d'enregistrement, souvent par défaut. | Sans objet : c'est une protection du titulaire actuel, pas un état de disponibilité. |
| clientHold / serverHold | Le nom est retiré du DNS : plus rien ne répond, alors qu'il reste enregistré. | Non. C'est précisément le cas où un test dans un navigateur se trompe. |
| autoRenewPeriod | Le renouvellement automatique vient d'avoir lieu ; il peut encore être annulé par le bureau d'enregistrement. | Non, pas à court terme. |
| redemptionPeriod | L'enregistrement a expiré. Seul l'ancien titulaire peut le récupérer, contre des frais de restauration, pendant une trentaine de jours. | Pas encore. Attendez la suite, sans rien pouvoir déposer entre-temps. |
| pendingDelete | La récupération n'est plus possible, même pour le titulaire. Le registre s'apprête à supprimer le nom. | Bientôt. Quelques jours plus tard il redevient enregistrable — au premier arrivé, ou aux enchères selon l'extension. |
Durées données par la politique de l'ICANN pour les extensions génériques ; les extensions de pays fixent les leurs, et certaines n'ont pas de période de rachat du tout.
Questions
Ce qu'on nous demande sur la disponibilité
Pourquoi ne proposez-vous pas d'acheter le domaine ?
Parce que nous ne vendons pas de noms de domaine. Beaucoup de vérificateurs de disponibilité appartiennent à des bureaux d'enregistrement : la réponse y est la première marche d'un tunnel d'achat, et les extensions suggérées sont celles dont la marge est la meilleure. Nous surveillons des domaines déjà déposés ; la réponse de cet outil est donc juste une réponse.
Un nom libre ici peut-il m'être refusé au moment du dépôt ?
Oui, et c'est le point le plus important de cette page. Le registre ne connaît que les dépôts en cours : il ignore les marques déposées, les dénominations sociales et les noms qu'un registre classe en tarif spécial. « Libre » veut dire « aucun enregistrement », pas « aucun obstacle ».
Pourquoi certains noms restent sans réponse ?
Parce que toutes les extensions ne publient pas un serveur que l'on puisse trouver. L'IANA en recense 1 200, dont seulement 70 extensions de pays sur les 248 qui existent. Pour les autres, nous ajoutons les serveurs que nous avons vérifiés à la main, et nous disons « sans réponse » quand nous n'en avons aucun — plutôt que de deviner.
Le nom que je veux est pris. Vais-je savoir s'il se libère ?
Pas avec cet outil, qui ne prend qu'une photographie. Un domaine qui expire traverse plusieurs semaines de délais pendant lesquelles sa fiche de registre change plusieurs fois ; c'est exactement ce que surveille DomainVigil sur les domaines qu'on lui confie, avec un message le jour où la fiche bouge.
Quelle différence avec un whois ?
Le RDAP et le whois répondent à la même question, mais le premier rend des données structurées, avec des dates normalisées et un serveur officiel par extension. Le second rend du texte libre, formaté différemment par chaque registre. Nous interrogeons le RDAP ; notre page WHOIS affiche la fiche complète d'un nom déjà déposé.
Mes recherches sont-elles transmises à un bureau d'enregistrement ?
Non. La demande part de nos serveurs vers le registre de l'extension, et rien d'autre n'en sort. Nous ne conservons pas la liste des noms que vous essayez, et nous n'avons personne à qui la vendre.
Notre position
Nous n'avons rien à vous vendre ici.
Beaucoup de vérificateurs de disponibilité appartiennent à un bureau d'enregistrement. Leur réponse est la première marche d'un tunnel d'achat, et les extensions qu'ils suggèrent quand le nom est pris sont celles dont la marge est la meilleure. Nous surveillons des domaines déjà déposés. Ici, la réponse est la réponse.
- aucunesuggestion d'extension
- aucunlien d'achat
- aucuncompte à créer
Le vocabulaire
Les mots que vous lirez dans la réponse
Ils viennent des registres et n'ont pas d'équivalent exact en français. Les voici tels qu'ils s'écrivent.
RDAP- Le protocole par lequel un registre publie ses fiches en données structurées. Il remplace peu à peu le whois, qui rendait du texte libre.
NXDOMAIN- La réponse DNS « ce nom n'existe pas ». Elle dit qu'aucune zone n'est publiée, jamais qu'aucun enregistrement n'existe au registre.
reserved- Le registre garde le nom pour lui. Aucun titulaire, aucune vente possible, quel que soit le prix affiché ailleurs.
redemptionPeriod- Le nom a expiré et son ancien titulaire peut encore le reprendre, seul, contre des frais de restauration.
pendingDelete- Plus personne ne peut le récupérer. Le registre le supprimera dans les jours qui suivent, et il redeviendra enregistrable.
premium- Un nom qu'un registre vend plus cher que le tarif courant. Il apparaît libre partout, et son prix ne se découvre qu'à la caisse.