Aller au contenu

Guide

Surveiller les domaines de vos clients, sans y passer vos journées

Vous avez livré le site, vous avez rendu les accès, et le domaine reste votre problème. Voici comment monter une surveillance qui tient — l'inventaire, ce qu'il faut regarder, à quelle fréquence, et qui doit être prévenu.

7 min de lectureMis à jour le 25 août 2026

1. Le problème que personne ne vous a confié

Il n'y a pas de ligne dans le contrat qui dise « l'agence surveille l'expiration du domaine ». Il n'y en a pas non plus qui dise le contraire. Et le jour où le domaine tombe, le client n'appelle ni son bureau d'enregistrement ni son hébergeur : il appelle celui qui a fait le site.

C'est une responsabilité implicite, non facturée, et invisible tant qu'elle est assumée. Elle ne devient visible que le jour où elle ne l'a pas été — et ce jour-là, elle coûte une relation client, pas quelques heures de travail.

La bonne nouvelle : elle demande très peu de travail si elle est outillée, et beaucoup si elle repose sur votre mémoire.

2. Commencez par l'inventaire

Presque aucune agence ne sait combien de domaines elle gère. Faites la liste : un tableau à quatre colonnes suffit — le domaine, le client, chez quel bureau d'enregistrement il est, et qui détient le compte. Cette dernière colonne est la plus importante et la plus souvent vide.

Deux découvertes classiques à ce stade. Des domaines qui n'appartiennent à personne d'identifiable : achetés par un ancien prestataire, par le neveu du gérant, sur une adresse e-mail qui n'existe plus. Et des domaines que vous surveilliez sans le savoir, pour un client parti depuis deux ans.

Profitez de l'inventaire pour trancher : ceux que vous gardez, et ceux dont vous rendez la responsabilité par écrit. Un e-mail qui dit « nous ne surveillons plus ce domaine depuis le 1er septembre » vaut mieux qu'un doute qui traîne.

3. Ce qu'il faut surveiller, et à quelle fréquence

Quatre choses couvrent l'écrasante majorité des incidents. L'EXPIRATION du domaine, à vérifier une fois par jour — la panne la plus totale et la plus évitable. Le CERTIFICAT SSL, plusieurs fois par jour : le renouvellement automatique échoue en silence, et personne ne s'en aperçoit avant la date. La DISPONIBILITÉ du site, en minutes : c'est le seul point où l'écart entre cinq minutes et six heures se voit vraiment.

La quatrième est l'AUTHENTIFICATION DES E-MAILS et la réputation du domaine, à vérifier une fois par jour. Elle ne provoque pas de panne visible, ce qui la rend particulièrement coûteuse : le site reste debout, les e-mails partent, ils n'arrivent simplement plus, et on cherche des jours au mauvais endroit.

Les changements DNS complètent utilement l'ensemble, surtout si vos clients ont accès à leur zone. Un enregistrement MX modifié un vendredi soir par un nouveau prestataire de messagerie est le genre de chose qu'on préfère apprendre par une alerte.

Vérifiez sur votre domaine, tout de suite

Prenez le domaine d'un de vos clients : le bilan complet vous dit en trente secondes où il en est sur les quatre points ci-dessus. Sans compte.

Sans inscription, sans e-mail à laisser. Vous pouvez coller une adresse complète : nous en extrayons le domaine.

4. Qui prévient qui

Une alerte qui arrive sur une boîte que personne ne lit ne sert à rien. Décidez trois choses avant de brancher quoi que ce soit : quelle adresse ou quel canal reçoit, qui est censé agir, et sous quel délai. Écrivez-le, même en trois lignes.

Pour une petite structure, un canal Slack ou Discord dédié fonctionne mieux qu'un e-mail : il est visible par plusieurs personnes, et une alerte non traitée reste sous les yeux de tout le monde. Pour un freelance, l'e-mail suffit — à condition que ce ne soit pas l'adresse de contact générale, noyée sous les demandes.

Prévoyez aussi le cas des tempêtes. Quand un hébergeur tombe, dix domaines alertent en même temps ; sans regroupement, la boîte devient inutilisable au moment précis où il faudrait qu'elle soit lisible.

5. Le facturer, ou pas

Deux écoles, et les deux se défendent. La première intègre la surveillance à un forfait de maintenance existant : rien à renégocier, et cela renforce la valeur perçue d'un forfait qu'on vous demande parfois de justifier. La seconde en fait une ligne à part, ce qui la rend visible — donc discutable, mais aussi défendable en cas d'incident.

Ce qui compte davantage que le prix : que le client SACHE que quelqu'un regarde. Une agence qui envoie un récapitulatif trimestriel de l'état des domaines de son client transforme une charge invisible en preuve de travail. C'est le même effort, avec un résultat commercial complètement différent.

Nous ne vous dirons pas quel prix pratiquer : nous ne connaissons ni votre marché ni vos clients. La page destinée aux agences propose en revanche un calculateur pour confronter votre prix au nôtre.

Cinq domaines gratuits pour commencer l'inventaire.

Prenez les cinq domaines qui vous inquiètent le plus, ajoutez-les, laissez tourner une semaine. Si rien ne remonte, vous aurez au moins retiré cinq lignes de votre charge mentale — et ça ne vous aura rien coûté.

Commencer gratuitement

Cinq domaines gratuits, pour toujours. Sans carte bancaire.